| Nine : un demi de trop |
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| Langue française - Voir | |||
| Écrit par Emmanuel Dutriaux | |||
| Samedi, 06 Mars 2010 22:23 | |||
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Tout d'abord, ceux qui s'attendaient à une comédie musicale. C'est certes un film musical, mais Rob Marshall avait infiniment mieux réussi le passage de la scène de Broadway à l'écran pour Chicago. Ici, quatre ou cinq chansons - dont aucune vraiment mémorable - ponctuent le déroulement de l'histoire. Ensuite, ceux qui, précisément, s'attendaient à une histoire. Les admirateurs de Federico Fellini auront clairement saisi le pastiche de Otto e Mezzo (Huit et demi en version française), histoire d'un réalisateur qui veut réaliser un film, qui n'y arrive pas et qui en fait un film. Point. Car il s'agit, en fait, d'un hommage au Maestro : au détour d'une scène ou d'une autre, ses admirateurs auront reconnu des références complices à la Dolce Vita, Amarcord, La Voce della Luna, Roma, et probablement quelques autres chefs d'oeuvre. Les autres, faute de ces références qui constituent l'intérêt de ce pastiche - auquel manque même la merveilleuse musique de Nino Rota - auront dormi (en évitant de ronfler, merci) ou quitté la salle bien avant la fin. Restent quelques acteurs qui sauvent l'ensemble : Daniel Day-Lewis rappelant Mastroianni, Claudia Schiffer en fantôme d'Anita Edberg, et Marion Cotillard, parfaite.
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Nine, de Rob Marshall, avec Daniel Day-Lewis, Sophia Loren, Marion Cotillard, Penelope Cruz, Nicole Kidman... décevra beaucoup de spectateurs.