| Ecrire rend libre |
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| Langue française - Voir | |||
| Écrit par Florence Méry | |||
| Samedi, 31 Mars 2007 01:36 | |||
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Ecrire pour exister de Richard LaGravenese avec Hilary Swank {mosimage} Je résume l’histoire : une jeune et jolie enseignante est nommée dans un lycée difficile de Los Angeles. Non pas par un ordinateur facétieux comme ceux du ministère de l’Education Nationale en France. Non, non, elle a choisi l’établissement sciemment, par idéalisme et par passion pour l’enseignement. On est en 1994, peu de temps après les émeutes raciales de Los Angeles, et les autorités ont décidé d’obtenir une mixité sociale fictive en mélangeant les élèves quitte à leur faire faire 3 heures de bus par jour. Fictive, parce que les Latinos, les Asiatiques, les Noirs et les Blancs restent entre eux, se jettent des regards farouches et restent dans leur clan, voire même dans leur « gang », ils vivent un quotidien violent et sans espoir de promotion sociale. Donc, dans un premier temps, ça ne marche pas du tout pour la gentille prof avec son allure BCBG, ses jolis tailleurs et son collier de perles. Elle essuie quelques chahuts dans la classe, jusqu’à ce qu’une idée brillante lui vienne : leur faire étudier le « Journal d’Anne Frank ». Problème : il y a de bons livres, dont celui-ci, qui sont stockés à la bibliothèque du lycée, mais la directrice estime que les élèves les abîmeraient (« de la confiture à des cochons », comme on dit dans le Berry). La valeureuse enseignante décide alors de les acheter, ce qui lui coûte cher (son mari n’est pas d’accord), heureusement elle bénéficie d’un rabais dans une grande librairie de la ville. Et le miracle se produit : les élèves aiment le livre, avec beaucoup de naïveté (« pourquoi Anne ne casse pas la gueule à Hitler ? »), leur prof leur parle de l’Holocauste, les emmène visiter le centre Simon Wiesenthal, enfin c’est l’apothéose lorsque la prof et les élèves réussissent à faire venir à Los Angeles pour une conférence la célèbre Miep Gies, la femme qui avait caché chez elle Anne Frank et sa famille. Enfin, la prof explique à ses élèves (extrêmement déçus que l’héroïne meure à la fin du livre…) qu’Anne Frank est restée vivante par ses écrits et distribue à ses élèves un cahier, qui va devenir leur journal intime : une compilation de ces journaux intimes d’adolescents va devenir un livre et être édités sous le titre « Freedom Writers », qui va devenir aussi le titre original de ce film, inspiré d’une histoire vraie. On l’a compris, ce film n’est pas un chef-d’œuvre, il est plein de naïveté et d’idéalisme un peu bêta, mais il est touchant par certains côtés, et il a le mérite de donner leur chance à des jeunes acteurs inconnus, qui jouent avec talent des rôles d’adolescents difficiles.
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