| Jean-Jacques Barloy et la Bête du Gévaudan |
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| Langue française - Sortir | |||
| Écrit par Pierre Béhel | |||
| Samedi, 10 Juin 2006 22:23 | |||
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Jean-Jacques Barloy a consacré une intervention des Rencontres de Mensa 2006, le 10 juin, à l'énigme de la Bête du Gévaudan. Le curriculum vitae de Jean-Jacques Barloy est long et divers. Passons-le pour n'en retenir que la grande curiosité du personnage, son titre de docteur en ornithologie et sa passion pour les animaux légendaires. Avec cinq comédiens lisant tour à tour ou en dialogue des scènes de l'époque ou des interventions de personnages-types (professeur d'université...), il a réussi à faire revivre les évènements liés à la légende de la Bête du Gévaudan qui tua 100 femmes ou enfants et en blessa une trentaine (mais jamais d'homme adulte). Son véritable travail d'historien et de détective, voire parfois de sociologue, est remarquable. S'il avoue lui-même que la vérité ne sera sans doute jamais connu entièrement, Jean-Jacques Barloy réussit à écarter les fantasmes (loup monstrueux...) en expliquant comment ils sont nés. Par exemple, s'il est prouvé que jamais un loup n'attaque un être humain, a fortiori dans un village, le fantasme du loup mangeur d'homme est une spécificité française qui s'oppose au félin britannique ou au vampire d'Europe de l'Est. Pour Jean-Jacques Barloy, la fameuse bête était au moins double : un tueur en série et des animaux dressés et conduits par des hommes. Son hypothèse, solidement étayée par des études statistiques et d'occurences croisées, pointe un complot politico-religieux pour semer le trouble dans une région où les guerres de religion avaient duré longtemps. L'homme est passionnant parce que, prétendant parler de la Bête, il parle de nous, les hommes.
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