| Crimes et châtiments au travers de l'art et de l'histoire |
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| Langue française - Sortir | |||
| Écrit par Bertrand Lemaire | |||
| Samedi, 20 Mars 2010 22:36 | |||
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Le titre de l'exposition est emprunté à celui d'un roman de Dostoïevski et l'initiative en revient à l'ancien Garde des Sceaux Robert Badinter, celui qui fit abolir la peine de mort en France après avoir lutté contre durant toute sa carrière d'avocat. Une des vedettes de l'exposition est une authentique guillotine datant de la fin du dix-neuvième siècle. Ce qui est le plus impressionnant est finalement la petitesse de l'engin, certes haut mais qui semble bien fragile et, disons-le, bien quelconque. Son office apparait intellectuellement, par l'analyse. Mais il est difficile de se sentir menacé par l'objet. L'exposition est riche : on y trouve essentiellement des peintures de l'époque romantique mais également un peu de moderne ainsi que des dessins et même des journaux. Les peintres se sont intéressés tant au crime -fait divers réel, fait historique (comme l'assassinat de Marat) ou fait mythologique- qu'au châtiment (exécutions). Les scènes réalistes cohabitent avec les allégories (la vengeance et la justice poursuivant le crime, le diable inspirant le criminel juste avant son action...). La vision du crime et du criminel au fil de l'histoire récente est bien retranscrite : inspiré par le diable, puis maudit par quelque tare innée ou bien objet d'étude psychiatrique. On trouve également toute une salle sur les gens de justice : peints en majesté ou bien croqués par Daumier. Cependant, les différentes scènes représentées ne sont pas explicitées dans le contexte précis de l'époque. Si l'assassinat de Marat est bien connu, comme celui d'Abel par Caïn, les faits divers du dix-neuvième siècle ou certaines scènes mythologiques auraient mérité une remise en contexte. Cette absence de détail est malheureusement une tendance dans les musées et c'est bien dommage.
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L'exposition