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Marie Cherrier à La Cigale PDF Imprimer Envoyer
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Écrit par Bertrand Lemaire   
Samedi, 15 Mars 2008 03:20

La jeune chanteuse a enthousiasmé la salle parisienne le 15 mars 2008. 

Marie Cherrier appartient à la jeune génération des chanteuses françaises, ce que l'on nomme "la nouvelle scène", avec des chanteuses plus connues comme Olivia Ruiz. Elle a déjà été appréciée lors de sa prestation aux Autres Prods, après son premier album, "Ni vue, ni connue". Un autre album ("Alors, quoi ?") plus tard, la voici toujours en tournée avec une escale à La Cigale (Paris) le 15 mars 2008.
Visiblement très émue de "faire" sa première grande scène parisienne, surtout devant une salle comble à craquer, Marie Cherrier a certes eu du mal à chauffer sa voix. Mais le soutien absolu du public, sublimant à coups d'ovations chaque chanson en rappels, a rapidement transformé le spectacle en une sorte de communion entre une star et ses fans reprenant en choeur ses refrains, phénomène pour le moins surprenant avec une aussi jeune artiste à l'audience encore limitée. Si elle a trouvé un public conquis en arrivant à La Cigale, elle a cependant réussi à le conquérir davantage, les standings ovations se succédant au sein d'une assistance pour le moins variée en terme de générations comme de styles.
Marie Cherrier, auteur-compositeur et interprète de presque toutes ses chansons, sait manier les textes de qualité et les musiques rythmées. Qu'elle égraine ses révoltes contre Nivelle et les guerres (le temps des noyaux...), ses colères de fan déçue du chanteur Renaud qui a perdu son sens de la révolte au profit d'un succès facile (Alors quoi ?) ou simplement ses amours (Septième ciel, Manouche...), elle associe poésie, profondeur et humour, toujours avec un très grand talent.
Aux qualités intrinsèques de ses chansons s'ajoute une présence scénique absolument remarquable. Qu'elle joue de l'accordéon ou de la guitare, ou même qu'elle se contente de chanter juste accompagnée de ses musiciens (ses complices, plutôt), cette danseuse gitane aux pieds nus possède la scène, possède la salle.
Sachant dialoguer avec le public, lui offrant même en fin de spectacle un inédit inachevé au titre indéfini mais qui souleva une vague d'enthousiasme, elle avoua entre deux "merci", et après 150 concerts en quatre ans, qu'elle s'en souviendra de La Cigale... Qu'elle sache que le public a pensé la même chose.

 

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