| Scène Sacem : à la rencontre de l'Herbe Folle et du Larron |
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| Langue française - Ecouter | |||
| Écrit par Bertrand Lemaire | |||
| Mercredi, 03 Mars 2010 23:30 | |||
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Le spectacle était réalisé dans une salle partenaire : La Bellevilloise , 19 rue Boyer à Paris. Le Larron, accompagné de trois musiciens, mène sa voix brisée sur des rythmes jazzy tirant parfois sur le rock typiques de la nouvelle scène française et de la chanson à texte. Humour et cynisme animent des textes intimistes parfaitement ciselés qui ne sont pas sans rappeler un Bénabar des débuts, avant que le Show Business ne l'abime. Le Larron sait créer l'ambiance et la complicité avec la salle sur des thématiques tragiques qui n'empêchent pas une forte chaleur.A ce style bien net a répondu une deuxième partie plus folle, jaillissante dans toutes les directions. Les Herbes Folles méritent pleinement leur nom. Trois hommes et une femme, chanteuse principale et batteuse, qui passent sans sourciller de la flûte à la contrebasse, de la guitare électrique à l'accordéon, du youkoulélé au saxophone. Les accents de cette musique du voyage empruntent au jazz, au klezmer (musique yiddish), au slave, au hip-hop, à l'oriental, au "réaliste parisien acoustique"... et à la bourrée auvergnate. Les musiques des plus variées, entrainantes, emportent le public dans une folie inclassable. Et puis l'humour transforme des chansons en véritables sketches. Un voyage musical emmène ainsi le spectateur dans les lieux les plus improbables. S'il était encore nécessité, cette manifestation démontre que les talents sont nombreux à s'abimer dans les caves parisiennes tandis que brillent sur le petit écran tant de médiocrité. Sur le web :
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